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Beaux-parents | Belles-mères

Au secours, je n’aime pas mes beaux-enfants !

3 octobre 2018

Vous êtes beau-père ou belle-mère et malgré tous vos efforts, vous n’arrivez pas à aimer les enfants de votre conjoint-e ? En fait, ce n’est pas que vous ne les aimez pas, c’est que vous n’arrivez pas à les aimer d’amour ! Quoi qu’il en soit, vous avez du mal à mettre des mots sur cette situation. Cela vous ronge de l’intérieur ? Vous vous sentez coupable vis-à-vis de votre chéri-e et de ses enfants, ainsi que de la société que vous posez en juge suprême ?

aimer mes beaux-enfants

Pourtant, vous n’êtes pas seul-e. En effet, bon nombre de belles-mères et beaux pères se posent un jour la question et se rendent à l’évidence : “Pourquoi je n’arrive pas à aimer mes beaux-enfants alors que j’aime leur père/leur mère ? Qu’est-ce qui ne tourne pas rond chez moi ? Ce sont des enfants ! Ils sont faits pour être aimés ! Je suis leur beau-père/leur belle-mère, je suis obligée de les aimer ! Sinon, quelle espèce d’horrible personne suis-je ?”

Aimer, c’est facile, non ?

Je vais vous raconter mon histoire personnelle : mes premières années en tant que belle-mère ont été chaotiques, comme je le décris dans l’article Parcours chaotique d’une belle-mère : comment la famille recomposée m’a rendue meilleure !

Dès le départ, j’ai mis la barre bien trop haut. J’ai toujours mis un point d’honneur à m’occuper pleinement de mes beaux-enfants, à éviter le favoritisme, à les soigner, à les traiter avec respect, et à les aimer… J’espérais secrètement qu’ils m’apprécient à la hauteur de tout ce que je faisais pour eux. Je m’épuisais et je ne récoltais pas grand chose en retour…  Je m’échinais à devenir la belle-mère parfaite… Quelle erreur !

Me faire aimer de mes beaux-enfants

Plus de place pour la spontanéité, je m’occupais d’eux avec raison, pas avec le cœur ! Et ma culpabilité grandissait de jour en jour, consumait toute mon énergie ! Je me suis repliée sur moi-même, imaginant que j’étais la seule dans ce cas. Je me sentais incomprise, mais aussi puérile, honteuse et immonde

Immonde de me mettre dans un état pareil à cause d’enfants qui n’ont pas choisi ma présence dans leur vie, alors que j’étais l’adulte qui leur avait imposé cette situation. Je me répétais, comme pour me punir encore un peu, que j’aimais tellement leur père qu’il était impossible de ne pas les aimer aussi ! Parfois, dans un sursaut d’orgueil mal placé, je me surprenais à penser qu’ils étaient bien ingrats (le lot de beaucoup de belles-mères) !

Bon sang, je crevais d’envie de les aimer d’amour ! Pourquoi n’y arrivais-je pas !!! Pourquoi, pourquoi, pourquoiiii ?!!!!

La remise en question

J’ai décidé que ruminer et me plaindre devait cesser ! Car même si mes beaux-enfants étaient sous influence par ailleurs, j’étais responsable de mes propres réactions. J’ai voulu sortir de la condition de victime dans laquelle je m’étais moi-même placée. Pour cela, j’avais besoin d’un coup de pouce.

J’ai alors cherché de l’aide autour de moi, en parlant.

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Je n’en ai pas trouvé dans mes connaissances. Pas étonnant. Ce n’est pas facile d’évoquer ses difficultés de belle-mère à ses proches ! Ils ne sont pas forcément prêts à entendre ! On se doit d’être irréprochable et aimante aux yeux de la famille comme de la société.

Alors j’ai cherché sur internet… Pas grand chose non plus.

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En dernier recours, je me suis tournée vers les livres. Et j’en ai trouvé quelques uns. Tous les bouquins que j’ai lus m’ont aidée à me sortir de cette douloureuse solitude. J’ai alors compris que j’étais loin d’être la seule dans ce cas !

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Le déclic

Le déclic est arrivé grâce à une phrase, quelques petits mots qui ont tout bouleversé et qui ont défait tout ce sac de nœuds qui s’était formé dans mon cerveau : “On ne force pas l’amour.”

déclic : comment aimer ?

C’est ce que j’essayais de faire depuis des années : me forcer à aimer mes beaux-enfants, et m’auto-flageller du manque de résultat. Mais c’est évident, on ne force pas l’amour ! C’est d’une logique implacable, et pourtant, quand on s’engage dans une relation avec un homme qui a déjà des enfants, on y croit ! On se dit que l’amour va forcément couler de source. Et ben non !

Le Dr Christophe Fauré, auteur du livre “Comment t’aimer, toi et tes enfants ?” insiste sur ce point : “On ne force pas l’amour. S’il est là, c’est formidable, mais si ce n’est pas le cas, ce n’est pas la fin du monde. De plus, on aime rarement ses beaux-enfants dès les premiers instants. Les apprécier demande du temps et de la patience.” Et il ajoute : “Par ailleurs, le fait de ne pas aimer d’amour vos beaux-enfants ne signifie pas une absence d’attention, de respect ou même d’une certaine tendresse à leur égard.”

La libération

BING ! Déclic dans ma tête, gros soupir de soulagement ! Je me suis pleinement retrouvée dans ces mots ! Ma culpabilité s’est envolée en un rien de temps, et tout de suite, j’ai vu la vie autrement ! Je ne suis PAS OBLIGEE d’aimer mes beaux-enfants ! Cela ne fait de moi ni une femme horrible, ni une mauvaise belle-mère ! Et oui, j’ai le droit d’aimer mes enfants davantage ! C’est tout à fait normal !

Aimer ses beaux-enfants

Tout comme mes beaux-enfants ont le droit d’aimer leur père plus que moi ! Et mon mari a également le droit de ne pas aimer mes enfants ou d’aimer les siens davantage. L’essentiel, c’est de bien faire la différence entre l’amour inconditionnel qui nous lie à nos propres enfants, et celui, conditionnel, qui nous lie à nos beaux-enfants. Même si au final, ces deux formes d’amour peuvent être de même puissance.

Changement de cap !

Purée, toutes ces années d’auto-torture mentale, empêtrée dans une culpabilité qui me rendait fausse, maladroite, et inaccessible !!!

M’en libérer en assumant mes sentiments m’a permis de faire une espèce de réinitialisation de mon système beau-parental ! Je me suis calmée, je suis devenue plus authentique avec mes beaux-enfants. De fil en aiguille, je les ai (re)découverts, je leur ai ouvert la porte de ma bulle, et ils s’y sont engouffrés sans difficulté. C’est devenu facile, presque évident.

Alors certes, je ne suis pas obligée d’aimer mes beaux-enfants, mais rien ne m’en empêche non plus !

Aimer enfin !

Alors je peux affirmer sans hésitation et le plus sincèrement du monde que je les aime, que je suis fière d’eux et de les avoir dans ma vie.

 

 

 

Et vous ? Savez-vous vraiment ce que vous ressentez pour vos beaux-enfants ? Culpabilisez-vous de ne pas les aimer autant que ce que vous imaginiez au départ ? Ou au contraire, l’amour a-il été immédiat ? Témoignez dans les commentaires ci-dessous !

Pour remercier le Dr Christophe Fauré pour le déclic libérateur qui m’a aidée à devenir une belle-mère aimante, je lui fais un petit coup de pub qu’il mérite largement 🙂 Plus sérieusement, je vous conseille la lecture de son ouvrage : “Comment t’aimer, toi et tes enfants ?” Il existe désormais en format Poche, à petit prix. Cliquez sur l’image ci-contre si vous voulez vous le procurer en un clic.

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