Qui suis-je ?

Bonjour ! moi c’est Anne-Laure. Je suis l’auteure du blog Tribu Radieuse.

Mon expérience

J’ai un abonnement très longue durée au club des familles recomposées. J’ai fait mes petits calculs, et jusqu’à aujourd’hui, j’ai passé :

  • 80 % de ma vie en tant qu’enfant d’une famille recomposée. Et nombreuse par dessus le marché ! Effectivement, j’ai 2 frères, une demi-sœur, un demi-frère et 2 quasi-frères. 7 enfants ! Une belle-mère pas très sympa (la marâtre), un papa présent mais passif complètent le tableau. Tout ce petit monde a été élevé sous le même toit à 100%.
    A travers cette présentation rapide, comprenez que l’enfant que j’étais a traversé beaucoup de turbulences. D’ailleurs, si je devais faire un résumé, je dirais qu’en tant que fille-enfant, mon expérience a été un enfer. Mais ça va mieux maintenant hein !

 

  • 25 % de ma vie en tant que belle-mère d’une famille recomposée. J’ai 2 enfants et 2 beaux-enfants. Et oui, je suis devenue à mon tour une belle-mère pas très sympa. Avec effroi, j’ai constaté que malgré le fait que je sois une nana sympathique et malgré mes efforts, l’amour fou entre mes beaux-enfants et moi n’a pas été immédiat et naturel (loin de là !). En plus, j’ai vite réalisé que l’harmonie familiale tant souhaitée n’était qu’une gentille utopie et que les premiers temps, le vendredi soir, un week-end sur 2, j’avais plutôt envie de fuir en courant ma propre maison dès que je voyais la voiture de mon mari passer le coin de la rue et s’approcher fatalement de notre portail…

 

Pourquoi ?

Alors les raisons de rater une « recomposition familiale » sont nombreuses et assez logiques finalement. Ce thème donnera d’ailleurs lieu à de futurs articles dans ce blog.
Mais globalement, quand on s’engage tête baissée avec un homme ou une femme qui a déjà des enfants (et un(e) ex aussi !!!), on ne réfléchit pas aux possibles problèmes qui vont survenir car :

  1. On est très amoureux et notre cerveau est concentré sur cet état aux dépens de ce qui se passe autour.
  2. Sinon, on ne se lancerait pas…
  3. Quand on est normalement constitué, on ne peut tout simplement pas imaginer l’ampleur et la quantité de soucis, préoccupations, ennuis, problèmes, difficultés (c’est bon là, vous voyez où je veux en venir ?) qui prennent forme soudainement, sans qu’on s’y attende, et qui dessinent une sorte de parcours du combattant incessant. On développe alors des instincts de survie de bête aux abois…

 

Bon ok, j’exagère ! Mais ce n’est pas si loin de la réalité en ce qui me concerne. En effet, mes débuts de belle-mère ont été catastrophiques.

  • D’une, comme j’estimais avoir vécu toutes les brimades possibles de la part de ma belle-mère quand j’étais enfant, j’avais l’impression de tout savoir et donc de pouvoir éviter tous les pièges – et surtout, de faire mieux que ma propre belle-mère (petit défi perso, j’avoue).
  • De deux, toute à la joie d’avoir rencontré un homme merveilleux (pas tant que ça en fait, vu qu’il avait des enfants…), mue par une espèce d’insouciance joyeuse et naïve (avec le recul, inconscience puérile définit mieux l’état dans lequel je me trouvais à l’époque), je me voyais déjà entourée de mon homme et de tous les enfants, avec beaucoup d’amour qui jaillirait de partout tout autour de notre merveilleuse tribu et bla bla bla…

 

Le mur en pleine face

En réalité, rien de tout cela n’est arrivé. Au contraire, je fonçais tête baissée et forcément au bout d’un moment je me suis pris le mur. J’ai réalisé que ce ne serait pas facile, que tout n’arriverait pas comme je l’avais imaginé. J’ai réalisé qu’il y avait d’autres personnes dans  cette histoire : nos enfants respectifs, nos familles et nos amis, sans parler des ex!!! Et que mon homme et moi ne pouvions pas vivre comme si nous formions un jeune couple sans enfants qui découvre la vie amoureuse : nous avions déjà de grandes responsabilités. Et nous portions désormais la responsabilité de notre famille recomposée.

Il nous a fallu lutter, pendant des mois qui sont devenus des années, avant de pouvoir stabiliser notre couple et notre famille recomposée. Nous avons tenu bon, malgré les tempêtes (ou plutôt des ouragans catégorie 5 !). En tant qu’adultes, nous avons fait beaucoup d’erreurs, ce qui nous a permis de beaucoup apprendre, d’échanger, de nous remettre en question ensemble et chacun de notre côté, de chercher des solutions, de les tester sur nous et sur nos enfants. Nous avons failli abandonner mais l’amour a triomphé (oui, c’est un scénario qui finit bien).

 

Le calme revenu

Aujourd’hui tout est à peu près calme (le calme plat existe-t-il dans une famille ? Ne serait-il pas d’ailleurs ennuyeux ?). Que ce soient mes enfants, mes beaux-enfants, mon mari ou moi-même, nous avons semble-t-il tous réussi à trouver notre place sur l’échiquier.

C’est donc avec un certain recul que je prends la plume pour m’exprimer sur le sujet. J’ai encore du chemin à parcourir et des choses à découvrir. Car comme dans n’importe quelle famille, le temps passe et les enfants grandissent. De nouveaux défis et de nouvelles aventures nous attendent. Notamment la période de l’adolescence, dans laquelle 3 de nos enfants sont entrés il y a peu. J’espère éprouver les méthodes que je connais et en trouver de nouvelles afin de devenir une belle mère sereine (ce que je ne suis pas encore complètement).  Et comme à chaque fois, je me poserai pour réfléchir, analyser et trouver une solution.

Bonne lecture !

Anne-Laure

PS: Si vous voulez faire le point sur le vocabulaire consacré aux familles recomposées, consultez la page Glossaire de ce blog.

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