dans la jungle des psy, comment choisir
Bien-être | Podcast

Dans la jungle des psy, comment choisir ?

Psy : psychiatre, psychologue, psychanalyste ? Comment s’y retrouver ?

 

Quand on décide qu’il est temps de faire appel à un psy (une étape déjà difficile à franchir), comment faire pour y voir plus clair dans la multitude de professionnels qui existent ? Comment savoir quel thérapeute nous correspondra le mieux ?

La première étape consiste à contacter son médecin traitant. C’est ce que nous explique Valérie Péala, psychologue, dans le podcast ci-dessus. Valérie nous en dit plus sur les types de thérapies et de thérapeutes qui existent. Et comment faire pour bien les choisir.

Pour écouter le podcast, vous avez deux solutions très simples :

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Je vous souhaite une bonne écoute !

Un grand merci à Valérie Péala pour cet entretien passionnant !

 

comment s'y retrouver dans la jungle des psy.
Valérie Péala, psychologue

Valérie exerce à Rambouillet dans les Yvelines, mais elle fait également des consultations en ligne. Je vous invite à consulter son site ThérapeuteEnPoche. Vous y trouverez toutes ses infos, ainsi que des articles très intéressants dans son blog. Notamment sur le burn out maternel, l’agoraphobie, ou encore le deuil. Son article “Ce psy, cet inconnu” vient compléter ce podcast à merveille !

 

 

Retrouvez ci-dessous la retranscription écrite du podcast :

Bonjour, je suis Anne-Laure du blog Tribu Radieuse ! Aujourd’hui je vous propose de passer un moment en compagnie de Valérie Péala, psychologue et créatrice du blog ThérapeutEnPoche.

Psy, mais pas que…

 

Anne-Laure :

– Valérie, est-ce que tu peux nous en dire un peu plus sur tes activités ?

Valérie Péala :

– Alors comme tu l’as bien nommé, je suis à la base psychologue. Etant très curieuse de nature, je ne me suis pas arrêtée là.

J’ai donc poursuivi des formations en Gestalt Thérapie. C’est une façon de mener une thérapie très particulière, reliée à l’émotionnel, au corporel.

Et puis j’ai poursuivi en développant la mémoire cellulaire et les méthodes TIPI (Technique d’Identification sensorielle des Peurs Inconscientes) et NERTI (Nettoyage Émotionnel Rapide des Traumatismes Inconscients) pour ceux qui connaissent. C’est plutôt pour aider au niveau des phobies, des peurs, des colères. C’est un petit peu plus ciblé. En tout cas, c’est s’occuper de tout chez l’être humain. Autant psychiquement que corporellement, qu’émotionnellement et que sensoriellement. C’est ce qu’on appelle les psychothérapies holistiques globales, s’occupant globalement de l’être humain. Et non pas que de sa sphère mentale ou psychique.

Anne-Laure :

– Et est-ce que tu peux nous en dire plus sur ton blog, ThérapeutEnPoche ?

Valérie Péala :

– Alors, ThérapeutEnPoche est né de mon envie de sortir du cadre fermé d’un cabinet. En effet, c’est de l’ordre de l’intimité, du secret. Il s’y dit tellement de choses plus ou moins radieuses. Malgré tout, j’ai eu envie d’ouvrir les portes de mon cabinet et de pouvoir rendre accessibles certains de mes vécus en tant que thérapeute. Rendre les choses plus faciles. Ainsi, ThérapeutEnPoche a pour but trouver des solutions simplement en sortant quelque chose de sa propre poche. Donc, être accessible aussi facilement qu’en prenant son portable de sa poche de jean ou de son sac, pour trouver des réponses.

Donc au fur et à mesure j’ai créé ThérapeutEnPoche avec différentes capsules, plus ou moins longues selon les sujets. C’est assez nouveau et jeune. Je me régale de pouvoir répondre à des questions. Il y a de plus en plus de posts où on me pose des questions sur différents sujets qu’un psychologue peut traiter. Donc voilà comment est née cette façon de se rendre accessible en tant que thérapeute.

Anne-Laure :

– Très bien ! Merci beaucoup Valérie. Donc, je vais me présenter aussi. Donc je suis Anne-Laure, créatrice du blog Tribu Radieuse, blog sur les familles recomposées. Rédactrice de métier, enfant moi-même d’une famille recomposée et aujourd’hui mère et belle-mère dans une famille recomposée, j’ai voulu créer ce blog pour aider les membres des familles recomposées dans leur quotidien parfois très difficile ! Pour les guider, vers plus d’épanouissement, d’harmonie et de zénitude !

Donc aujourd’hui, le thème de ce podcast est : quels sont les différents types de thérapies ou de thérapeutes qu’on peut rencontrer ? En gros, quand quelqu’un est au bout du rouleau, qu’il n’arrive plus à sortir la tête de l’eau, pour lui la solution est d’aller consulter. Mais vers qui peut-il se tourner ? Vers quel type de thérapeute ? Quelle est la première étape que la personne doit identifier avant de se tourner vers un thérapeute ? 

Quel type de thérapie ?

 

Valérie Péala :

– Souvent, la première étape, c’est de réaliser que ça ne va pas. Souvent, c’est l’entourage qui commence à faire des réflexions sur l’état d’être, sur le moral. La première chose à côté de laquelle il ne faut pas passer, c’est aller voir son médecin traitant, qui va pouvoir évaluer un petit peu où la personne en est. Après, le médecin va pouvoir, avec la connaissance qu’il a, diriger vers différents types de thérapeutes si c’est nécessaire.

Anne-Laure :

– D’accord !

Valérie Péala :

– Quand une personne se rend compte qu’elle ne va pas très bien, elle doit se poser la question : par rapport à quoi ? A mon couple ? J’ai moins de désir ? Je me sens moins aimée ? Je me sens perdue ? Ma vie de couple a moins de sens ?

– Est-ce que c’est plutôt de l’ordre de la famille ? Je ne comprends pas comment ma famille fonctionne, je me sens perdue en tant que maman ? Cela peut être dans les familles recomposées, d’autant plus dans une famille recomposée !

– Est-ce que c’est professionnel ? Ça me barbe d’aller au travail le matin, je n’ai plus envie de prendre ma voiture ou le train pour y aller !

– Est-ce que c’est par rapport à mes enfants ? A moi-même ? Est-ce que je me sens de plus en plus triste ? De plus en plus déprimée, « à côté » ?

– Donc, à chacune de ces questions va pouvoir correspondre une forme de thérapeute ! Cela peut être un thérapeute pour couples, pour recréer du dialogue qui s’est perdu, retrouver un langage commun. C’est un peu compliqué en général car il faut l’aval des deux personnes. Cela peut être toute forme de couples bien sûr ! S’il y a encore de l’amour, il faut vraiment se donner la chance de pouvoir créer un nouveau couple.

Anne-laure :

– Tout à fait !

Valérie Péala :

– Alors si la problématique est plutôt au niveau familial, que ce soit une famille recomposée ou non, que ce soient des problèmes avec les beaux-enfants ou avec ses propres enfants, la relation père-enfant, etc… Il ne faut pas oublier que lorsqu’un homme et une femme se rencontrent, ce sont deux histoires qui se rencontrent. Deux histoires familiales, deux vécus, avec les non-dits, avec les crises. C’est l’image de l’iceberg : le haut des icebergs ce sont les deux personnes mais le fond des icebergs se rencontrent aussi. Il y a toute une histoire et des choses non résolues qui se rencontrent aussi, donc cela peut créer des crises et des incompréhensions. Une thérapie familiale peut vraiment les éclairer.

Anne-Laure :

– Donc là, on est d’accord que tous les membres de la famille (ou une partie) doivent se rendre à cette thérapie familiale ?

Valérie Péala :

– Oui, généralement, toute la famille doit être présente parce-que quand les enfants ne vont pas bien, c’est que les adultes ne vont pas bien! L’enfant est souvent le reflet : il n’a rien demandé. Les symptômes peuvent être physiques, psychiques. Cela peut être des problèmes de sommeil ou au niveau de la scolarité.

– Une famille qui accepte de résoudre un dysfonctionnement qui est à l’œuvre trouve généralement une réponse. C’est un leurre de penser qu’on va trouver des solutions seul ! Faire appel à quelqu’un de neutre qui n’est pas relié, ni affectivement, ni dans l’histoire va permettre de trouver beaucoup plus facilement la solution.

Anne-Laure :

– Absolument !

Valérie Péala :

– Si c’est d’ordre plus personnel, si on sent qu’on perd confiance en soi, même dans une famille recomposée, ça veut dire que c’est relié à un manque de confiance à la base. C’est là où aller se faire soutenir personnellement, en dehors de la famille est très important ! En plus de la perte de confiance, cela peut être un stress important, un comportement agressif, etc. Toute forme de difficulté invalidante qui provoque de la tristesse ou l’impression qu’on est à côté de soi dans une perte de sens de sa vie doit pousser à réagir assez rapidement.

Anne-Laure :

– D’accord. Est-ce qu’on a fait le tour ?

Quel type de psy ?

 

Valérie Péala :

– On pourrait creuser dans le personnel pour savoir quelle forme de thérapie est la meilleure. C’est une grande question : psychologue, psychanalyste, psychothérapeute, psychiatre ?

– Bon le psychiatre c’est un médecin. Contrairement aux autres. Les séances sont remboursées. Mais souvent il n’est pas formé à être psychothérapeute. Mais ce n’est pas parce-que c’est remboursé que c’est mieux.

Anne-Laure :

– D’accord donc les psychologues ne sont pas remboursés par la sécurité sociale ?

Valérie Péala :

– Malheureusement non. Ni les psychologues, ni les psychothérapeutes ni les psychanalystes. Donc il s’agit effectivement d’accepter d’investir sur soi, sur mon mieux-être, sur mon bien-être. Sans forcément s’en rendre compte, la personne qui n’est pas remboursée s’investit davantage. Et le travail n’est absolument pas le même. Et ça se fait de manière inconsciente, on n’y peut rien on est comme ça. Dès l’instant où on est remboursé, on fait les choses de manière un peu plus légère.

– On va voir le psychologue pour avoir un soutien face à des difficultés qui ne sont pas invalidantes dans votre vie.

– Le psychothérapeute est formé pour mener des psychothérapies. Donc là, c’est vraiment pour des difficultés qui mettent à mal.

– Le psychanalyste travaille plus sur les processus inconscients, les rêves. C’est une autre façon de travailler.

– Enfin, quand une personne rencontre un psy, ça passe, ou ça ne passe pas ! C’est aussi simple que ça ! Il n’y a pas besoin de se questionner trop longtemps. Si on ne s’est pas senti à l’aise avec un psy, on va en voir un autre. On a la liberté de choisir son psy.

Anne-Laure :

– D’accord, très bien ! Donc si on résume un peu tout ça, on a :

  • La thérapie de couple si on identifie que c’est le couple qui dysfonctionne. On y va en couple, ça parait logique. Il faut convaincre l’autre, c’est là la première difficulté.
  • La thérapie familiale quand on constate que ce sont les relations familiales qui dégénèrent. Avec les enfants, les beaux-enfants…
  • Et enfin la thérapie personnelle, lorsque l’on constate qu’on est en décalage, malheureux, en perte de vitesse. Quand on se demande ce qu’on fait là.

 

– Je vous invite à aller consulter le site internet de Valérie : ThérapeuteEnPoche, ainsi que la page FaceBook Thérapeute en Poche par Valérie Péala par le biais de laquelle vous pouvez poser vos questions à Valérie.

– Merci Valérie ! Voilà j’espère que vous y voyez un peu plus clair dans les différents types de thérapies et de “psy” qui existent.

 

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