belles-mères au bord de la crise de nerfs comment retrouver le bonheur en famille
Belles-mères

Belles-mères au bord de la crise de nerfs : comment retrouver le bonheur en famille !

Cet article s’adresse à toutes les belles-mères au bord de la crise de nerf, du gouffre, du burn-out parental et « beau-parental ». Il y a des solutions pour retrouver le chemin du bonheur en famille (même recomposée). Je suis passée par là, et je m’en suis sortie.

Le quotidien, si loin du bonheur espéré ?

Marie est une jeune maman. Elle vient d’avoir une petite fille avec son mari. Ce dernier était déjà papa de 3 enfants, qui vivent avec eux une semaine sur deux. Elle se retrouve donc à gérer 4 enfants de moins de 10 ans. Le problème, c’est qu’elle ne retire aucune satisfaction de sa situation. Pire : elle déteste sa vie ! Elle se demande bien comment elle a pu finir comme ça et aimerait bien fuir très loin !

Au travail, elle a du mal à se concentrer, car la fatigue la submerge. Malgré cela, elle est quand même soulagée de quitter son foyer pour voir du monde.

A la maison, elle s’occupe de tout : le linge, le ménage, la cuisine,  les courses, les devoirs, la discipline, les comptes, etc.

Pendant la semaine où les enfants sont chez leur mère, elle ne trouve pas le repos, car elle angoisse en permanence à l’idée que ses beaux-enfants vont revenir, elle compte les jours !

Son mari lui apporte un maigre soutien, en jouant avec sa dernière fille par exemple, pour que Marie puisse s’occuper du reste. Ses 3 beaux-enfants s’opposent à elle sans arrêt, pourtant elle se démène pour eux. Elle n’obtient aucune reconnaissance, de personne ! De fait, elle en arrive à haïr ses beaux-enfants qui lui aspirent toute sa joie de vivre et son énergie.

Elle regrette de ne pas vivre des moments de qualité avec son mari et sa fille. Le bonheur semble bien loin…

loin du bonheur espéré ?
© Can Stock Photo / kadmy

Les symptômes du burn-out

Au quotidien, Marie est épuisée et souvent de mauvaise humeur. A force, elle a perdu le sourire et son visage est fermé.

De plus, elle culpabilise de ressentir autant de sentiments négatifs à l’égard de son mari et de ses beaux-enfants. Elle les rejette, pense qu’ils n’ont pas besoin d’elle. De toute façons les enfants ne lui font jamais de câlins. Ils la considèrent comme la bonne à tout faire pendant que leur père récolte les lauriers ! Marie est irritable, stressée, à la fois triste et en colère.

Elle essaye souvent de se retrancher dans sa chambre pour être au calme. De même, elle préfère éviter les sorties au parc. Inévitablement, elle se sent seule, exclue, abandonnée, peu digne d’intérêt. Elle ne sait pas comment se sortir de ce gouffre dans lequel elle est tombée.

… elle s’enfonce peu à peu dans la dépression.

Les solutions pour retrouver le chemin du bonheur

Tout d’abord, sachez que si vous vous reconnaissez dans le portrait de Marie, vous n’êtes pas seule ! Beaucoup de femmes sont dans ce cas. Je suis moi même passée par là et aujourd’hui je me sens heureuse et fière de ma famille recomposée. D’ailleurs, mes beaux-enfants arrivent bientôt pour les vacances et j’ai hâte de les voir ! Pour en arriver là, il m’a fallu comprendre certaines choses, communiquer, réorganiser mon quotidien et bousculer mes croyances limitantes !

Mais alors, il est où le bonheur ?

La maison ne brille pas comme un sou neuf ? Votre tas de linge sale s’empile dans la buanderie ? Vous êtes sans arrêt en retard ? Les enfants ne vous écoutent pas ? Vous avez l’impression que vos beaux-enfants vous détestent ? Par moments, vous êtes même jalouse d’eux  ? Vous ne supportez plus leur pouvoir de nuisance ? Votre mari se la coule douce dans le canapé pendant que vous trimez ? Vous avez l’impression que cette pseudo famille recomposée est une belle arnaque ?

STOOOOP ! Vous ne voulez quand même pas faire tout valdinguer maintenant ? Vous ne les voyez plus, mais vous avez accompli de très belles choses dans cette famille recomposée ! Alors, respirez un grand coup et lâchez prise !

Comme Marie, comme moi, vous n’êtes pas parfaite !!!

Eh non ! Et ce n’est pas une insulte ! Parce que comme vous le savez, personne n’est parfait ! Donc, vous n’êtes ni une femme parfaite, ni une mère parfaite, et encore moins une belle-mère parfaite ! Alors vous pouvez allègrement baisser votre niveau d’auto-exigence !

Et puis après avoir lu cet article, vous pouvez aller faire un tour dans le blog et lire celui-ci : 7 raisons d’être fière d’être une belle-mère. Histoire de regonfler un peu votre ego malmené (par vous-même).

Petite discussion avec vous-même

Maintenant que vous savez que vous n’êtes pas parfaite (et que c’est tant mieux), il va falloir lâcher-prise !  Sachez que vous avez  parfaitement le droit :

  • de ne pas aimer vos beaux-enfants (tant que vous ne leur montrez pas, que vous les respectez et que vous prenez soin d’eux),
  • d’en avoir ras le bol de votre mari et des enfants, que ce soient les vôtres ou ceux de votre mari,
  • d’avoir envie de partir en week-end avec des copines,
  • de laisser la maison et le linge en vrac,
  • de faire plein d’autres trucs qui vous paraissent graves mais qui en fait ne le sont pas…

Faites la liste des erreurs que vous pensez avoir commises en tant que belle-mère et pardonnez-vous (je le répète, personne n’est parfait).

De même, faites la liste de ce qui est important pour vous : vos valeurs, vos envies, vos rêves. Couchez tout cela par écrit, cela vous permettra de vous relire dans le futur.

Enfin, cela parait logique : prenez soin de vous et prenez du temps pour vous. Sortez avec vos amies, faites-vous plaisir ! Le bonheur n’est plus très loin.

Petite discussion avec monsieur

Maintenant que vous savez ce que vous voulez, vous pouvez aller discuter avec votre cher et tendre. Bien sûr, vous le coincez à un moment où :

  • vous êtes calme et détendue,
  • il est calme et détendu,
  • les enfants et leurs petites oreilles ne sont pas là.

Expliquez lui que vous n’allez pas durer longtemps comme ça, et que vous avez besoin de son aide.

Remettez tout à plat : les rôles de chacun, les règles de la maison (écrivez-les), la répartition des tâches. Par exemple, si jusque là c’est vous qui gériez les devoirs, déléguez cette tâche à votre mari – leur père en l’occurrence. Cela aura un double avantage :

  1. vous soulager,
  2. satisfaire les enfants, qui ont besoin de moments en tête à tête avec leur père.

Demandez à votre mari d’expliquer à ses enfants que vous êtes la femme qu’il aime et la maîtresse de maison et qu’à ce titre, ils doivent vous respecter et être polis. Peut-être que sur le moment, vous aurez l’impression que les enfants n’y attachent pas d’importance. Mais au fil du temps, cette idée cheminera dans leur esprit.

Vous pouvez également, si votre budget vous le permet, embaucher une femme de ménage 1 à 2 heures par semaine. C’est fou comme ça dégage du temps et permet d’économiser de l’énergie ! De même, faites vos courses en ligne ! Faites-vous livrer ! Trouvez une baby-sitter pour les soirée en amoureux !

déléguez pour trouver le bonheur
Déléguez les tâches chronophages et énergivores

En résumé, réorganisez votre vie de famille en faisant front tous les deux, à l’unisson (et pour celles qui en ont besoin, mettez votre homme au travail !). Puis, exposez ensemble les nouvelles règles de la maison à tous les enfants.

Petite discussion avec vos beaux-enfants

L’idée est de développer une relation harmonieuse avec eux. Maintenant que vous avez remis vos pensées et les règles de la maison à plat, vous avez l’esprit plus libre pour vous tourner vers eux. Même si aujourd’hui ils vous agacent et ne vous intéressent pas, vous pouvez quand même essayer, n’est-ce pas ? Commencez par sourire, le plus souvent possible, même toute seule en face de votre miroir. Sourire va vous mettre dans un bon état d’esprit.

Partagez des moments de qualité tous ensemble, mais aussi en tête à tête.

  • Intéressez-vous à leurs passions, à leur quotidien,
  • Posez-leur des questions sur leurs camarades de classe,
  • Demandez leur ce qu’ils veulent faire plus tard,
  • Parlez-leur de vos bons souvenirs d’enfance,
  • Etc.

S’ils sentent que vous vous intéressez à eux de manière sincère, ils finiront par vous adopter.

trouver le bonheur dans le partage
Partagez des moments exclusifs, en tête à tête

Quand vous aurez compris que vos beaux-enfants ont besoin d’être rassurés et de sentir que vous n’allez pas les bouffer tout crus, ça ira mieux 🙂

Au final, que retenir de cet article ? Que si vous êtes une belle-mère au bord de la crise de nerfs, il vous faut:

  1. Appuyer sur « pause », respirer un grand coup,
  2. Réfléchir à ce que vous voulez vraiment,
  3. Accepter de vous remettre en question,
  4. Réorganiser votre foyer,
  5. Vous intéresser à vos beaux-enfants afin de développer avec eux une relation harmonieuse,
  6. Profiter…

Le bonheur n’est pas stable, il va, il vient. Bien entendu, comme dans toutes les familles, il y aura des disputes et des moments de stress. Le lâcher-prise aide à accueillir ces moments de façon plus sereine. Ils paraissent du coup moins graves, moins insurmontables. Et ça change tout !

Et vous, vous sentez-vous débordée en tant que belle-mère ? Arrivez-vous à ressentir des petits moments de bonheur, malgré tout ? Partagez vos émotions et expériences dans les commentaires ci-dessous !

Vous souhaitez plus de conseils et astuces ? Vous voulez passer à l’action pour vous sentir mieux en famille recomposée ?  En complément de cet article, profitez du mini-coaching gratuit “5 PETITES ACTIONS POUR UNE FAMILLE RECOMPOSEE SEREINE” en remplissant le formulaire ci-dessous.

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  1. Belle-maman de 2 enfants de 5 et 8 ans depuis 2 ans, et Educatrice de Jeunes Enfants de profession (ce qui n’arrange rien à mon sentiment de culpabilité !).
    Mon conjoint et moi avons les enfants toute l’année (hormis une vingtaine de jours dans l’année où leur mère honore son droit d’hébergement).
    Aujourd’hui, alors qu’ils ne sont rentrés que depuis 3 jours d’une semaine de vacances, j’ai mis une gifle à mon beau-fils pour la 1ère fois. Moi qui m’étais jurée de ne jamais en arriver là …
    Je ne me retrouve plus dans ce quotidien, j’ai l’impression d’avoir tout à gérer et de ne pas être suffisamment bienveillante avec eux.
    J’ai aussi le sentiment que s’ils devaient choisir un jour entre leur mère et moi, ils choisiraient leur mère (ce qui semblerait tout à fait logique) et que tout ce que j’ai fais pour notre famille jusque là n’aura servi à rien …
    Je me sens souvent épuisée, peu soutenue dans ce quotidien par mon conjoint, qui semble parfois oublier que je ne suis pas leur mère mais que lui est bien LE père !
    Nous nous sommes pourtant rapprochés des grands-parents des enfants, afin de nous accorder plus de temps à 2, ce que nous faisons dès que possible. Mais je me retrouve par la même occasion éloignée de mes amis.
    Pourquoi ce sentiment d’épuisement ? J’ai l’impression que le lien tissé avec eux est en train de se distendre petit-à-petit …
    D’autant que nous avons comme projet imminent d’avoir un enfant ensemble et que je me demande comment je pourrais réussir à gérer ça avec la fatigue accumulée en + du reste …
    J’espère pouvoir un jour sortir de cette situation pour vivre harmonieusement tous ensemble.
    Courage à tous ces beaux-parents qui ont fait le choix d’aimer alors qu’ils n’y étaient pas obligés …

    1. Bonjour Marion, merci pour votre témoignage !
      Soyez indulgente envers vous-même, parce-qu’élever et prendre soin au quotidien des jeunes enfants d’une autre n’est pas donné à tout le monde. Ne laissez personne vous juger (y compris vous-même). Il faut du courage et de la ténacité pour tenir le coup. Surtout si vous n’êtes pas maman vous-même. Chapeau bas ! Ce que vous ressentez est parfaitement compréhensible, vous n’êtes pas la seule et beaucoup de belles-mères vont se reconnaître dans votre témoignage. On se sent puérile, intolérante, mauvaise de réagir comme ça, on ne se reconnait pas et on ne s’aime pas… Sauf qu’il n’y a rien de plus ingrat que d’être une belle-mère au début : on fait tous les efforts possible pour récolter peu en retour. Ne vous y trompez pas, ce que vous faites pour eux est très important, même s’ils ne le reconnaissent pas encore (ce sont des enfants assez jeunes, ce n’est pas étonnant). En revanche, ce serait bien que votre compagnon puisse comprendre l’ampleur de votre dévouement et de la situation dans laquelle vous vous trouvez. Il semble que vous ayez un grand besoin de vous recentrer sur vous-même, sur votre bien-être. Prenez le temps de réfléchir à ce que vous voulez, pour vous ! L’idéal serait de parler à votre compagnon, que vous lui exprimiez votre mal-être et qu’il joue son rôle. C’est à lui de s’occuper de la discipline et des contraintes, et d’endosser le mauvais rôle. Après tout, c’est lui le père des enfants ! Quant aux enfants, ils sont sans doute très perturbés par la situation, surtout si leur mère n’est pas souvent là… J’ai écrit plusieurs articles qui pourraient vous intéresser , comme par exemple https://tribu-radieuse.com/jaimerais-quil-maime-plus-que-son-propre-pere/ ou https://tribu-radieuse.com/au-secours-je-naime-pas-mes-beaux-enfants/ ou https://tribu-radieuse.com/belles-meres-ne-tombez-pas-dans-ce-piege/
      En fait, je crois que tous les articles du blog pourraient peut-être vous aider 🙂

      Mais dites-vous bien que vous n’êtes pas superwoman, que vous faites ce que vous pouvez, et qu’aucun parent n’est parfait, alors aucun beau-parent non plus !! Vous n’êtes pas obligée d’aimer vos beaux-enfants (et oui !). L’amour ne se commande pas. Vous devez les respecter, les soigner, les sécuriser. Et je crois que c’est ce que vous faites. En revanche, ce qui pourrait vous faire souffrir inutilement, c’est espérer prendre la place de leur mère… C’est peine perdue et comme vous le dites, c’est logique. Ils ne doivent pas avoir à choisir entre elle et vous (attention au conflit de loyauté qui se retournerait contre vous). Mais cela n’empêche pas l’amour ! Passez du temps de qualité avec chacun d’entre eux, développez une relation de confiance. Tout ça prend du temps. Mais si vous aimez votre compagnon, cela en vaut la peine ! J’ai mis 8 ans à m’apaiser 🙂 Je ne regrette rien. Je vous souhaite le meilleur ! Anne-Laure

  2. Après avoir lu attentivement ce chapitre et avoir appliqué ceci avant même de découvrir votre blog, malheureusement notre couple a volé en éclat !
    Mon mari a décidé qu’on devait se séparer !
    Sa fille de 14 ans a obtenu ce qu’elle cherchait depuis 2 ans.
    Les choses se sont détériorées depuis notre mariage il y a deux ans.
    Malgré les efforts, les compris, les discussions, me plier en quatre, je n’ai malheureusement jamais eu le soutien de mon mari « ce n’est qu’une gosse ! »
    Remarque que je ne supportais plus, mais sans jamais lui dire, car j’ai aussi une fille de cette âge qui n’ai jamais manqué de respect à mon mari. Elle le considérerait comme un deuxième papa !
    Nous en étions arrivés au stade une bise pour dire bonjour et une pour dire au revoir sans ouvrir la bouche. Bien entendu pas un mot, pas un geste, durant les 48h de présence tous les 15 jours.
    Mon mari vivant dans la culpabilité de sa première union n’a jamais réussi à faire face à sa fille. Son ex se mêlait même du menu de nos repas !!!
    Résultat plutôt que de « me faire respecter » auprès de sa fille il préfère me quitter !
    Il refuse tout dialogue sur la situation échanger, discuter trouver des solutions pour changer les choses !!!
    Voilà mon témoignage ! Les familles recomposées ce n’est pas facile si vous êtes seule pour essayer de faire vivre votre famille et votre couple ! La communication est la clé même si les propos sont pas toujours agréables ! Soyez fortes !

    1. Bonsoir Bénédicte et merci pour votre témoignage ! Je vous souhaite plein de courage pour ce que vous êtes en train de vivre ! Comme vous l’écrivez, si le mari ne soutient pas sa femme, les beaux-enfants réticents s’engouffrent dans la brèche et les belles-mères ne sont ni respectées ni acceptées. C’est au père de faire une place à la belle-mère et de la soutenir dans son rôle. Quand le père est enfermé dans sa culpabilité et que du coup il passe tout à ses enfants, la belle-mère se retrouve coincée dans ce rôle ingrat d’intruse aux yeux des beaux-enfants… mais comment forcer quelqu’un qui ne veut pas ? Vous avez sans doute fait tout ce qui était en votre pouvoir. C’est clair qu’à vous tout seule, vous ne pouvez pas porter toute la famille. Encore une fois, bon courage à vous !

  3. Bonjour,
    Très bien sur le papier cet article… et sans doute utile quand on a en face de soi un homme qui entend les arguments. Mais cela reste très très théorique bien souvent. Comme l’explique BACA dans son témoignage, lorsque le père ne fait aucun effort de son côté pour légitimer sa compagne et passe tout à son enfant, c’est impossible de faire tenir tout cela ensemble.
    Dans mon histoire, je n’ai jamais eu de souci de ménage ou de tâches ménagères. Monsieur s’occupait de ses enfants, aucun problème à ce sujet. C’est la relation qu’il a bâclé en toute conscience, malgré mes alertes. Les propos irrespectueux de son fils qui prend tout le monde pour des cons et ne se prive pas de le dire parce que enfant « précoce » (au niveau de son QI uniquement je précise, parce que pour le reste, gérer son planning, prendre un bus tout seul, ne pas oublier ou ne pas perdre ses affaires à l’école comme un gamin de 5 ans… à 15 ans il n’était toujours pas foutu de le faire)… Sa fille qui fait sa loi, dit non à tout (non je me lave pas, non je me démêle pas les cheveux, non je mange pas), aucun des deux qui ne participent aux tâches ménagères ou alors seulement pour débarrasser SON assiette, SES couverts… et surtout le père qui refusait d’avoir des projets de couple avec moi… qui se fait ses voyages entre potes, qui a du temps pour ses loisirs et pour son ex (ben oui, c’est quand même la mère des enfants, faut la dépanner dès qu’elle le siffle) mais jamais pour moi (aucun statut).
    Et au milieu de ça, une compagne qui se rend compte que sa vie n’a aucun sens, qu’elle n’a aucune importance, qui commence à prendre des cachets, qui pense tous les jours à se planter en voiture ou à s’allonger sur une voie ferrée, dans l’indifférence complète de monsieur…
    Vous voyez, il n’est pas nécessaire d’être la boniche de la famille pour sombrer dans la dépression. Il suffit juste d’avoir le sentiment de perdre sa vie… de gâcher sa vie pour un homme qu’on aime mais qui est tout petit et médiocre avec sa culpabilité de merde, face à sa progéniture et à son ex.
    Heureusement aujourd’hui je vais bien. J’ai fondé une famille traditionnelle avec un homme qui n’avait pas d’enfant (jusqu’à maintenant, puisque nous avons désormais le nôtre ! 🙂 ) et j’en remercie le ciel chaque jour. Désormais dans mon coeur, à chaque fête (anniversaire, Noël), je célèbre aussi la joie d’être encore en vie, parce que j’aurais sans doute pu ne plus être là. Je reviens de si loin…
    Si un jour il devait me quitter, je ne me remettrais pas en couple. Pour rien au monde. ça sera lui et personne d’autre, car personne ne saura me rendre heureuse comme lui.
    Pourtant les enfants de mon ex, je leur fichais la paix, j’avais même renoncé à vivre avec eux pour les laisser dans leur famille exclusive où je n’étais pas la bienvenue (et pour avoir ma paix aussi). J’ai essayé d’être sympa, de m’intéresser à eux… je n’ai eu en retour que réponses acerbes et mépris (absence de réponse, regard lourd et silencieux genre « pourquoi tu me causes, toi !) . A présent, ils ont une vraie belle-mère à la maison avec qui ils doivent composer chaque jour (ou elle avec eux) et même un petit frère ! On m’a dit qu’elle était plutôt du genre à s’imposer… Et oui, le pire n’est jamais ce que l’on croit… Et vous savez quoi ? C’est bien fait pour eux ! 😀
    Pour rien au monde je n’échangerais ma place avec la nouvelle venue… Je suis tellement plus heureuse aujourd’hui, plus personne ne me pompe ma joie de vivre, plus personne n’est méchant avec moi ou me manque de respect, et quand je vais mal, mon mari me soutien. Je n’ai jamais le sentiment qu’il a déjà bien assez à gérer. Il met tout en œuvre pour m’écouter et me rendre le sourire. Je ne suis plus un accessoire dans la vie des autres, je suis partie intégrante d’une famille, de MA famille.
    Par contre, j’ai une amie très chère à mon coeur qui à son grand désespoir subit la décision de son conjoint de rompre avec elle. Elle est très inquiète pour leurs enfants et pour la vie de famille « recomposée » qui les attend. Du côté de leur père qui de toute évidence entame déjà de se remettre avec quelqu’un, mais aussi pour elle, car elle est encore jeune. Elle pense qu’elle ne pourra jamais refaire sa vie, car elle a elle-même connu la recomposition. Et elle ne veut pas de ce « sac de m… » (je cite ses mots). J’aimerais pouvoir la rassurer et lui dire que parfois ça marche.
    Je ne peux évidemment pas m’appuyer sur mon expérience, qu’elle connait bien, pour essayer de l’en persuader.
    Je lis un peu les blogs en me disant que pour certains ça peut marcher, que mon expérience n’est pas celle des autres… mais quand je lis les témoignages, si, malheureusement les belles-mères qui y perdent des plumes sont légion.
    On a beau essayer de bien faire, faire preuve de bonne volonté… on ne peut pas porter tout cela seule, avec un conjoint qui se fout de tout sauf de SA progéniture.
    Ces hommes là feraient mieux d’assumer qu’ils n’ont rien à offrir à une femme en dehors de leurs emmerdements, plutôt que de ruiner leur vie. Mais ils sont bien trop égoïstes pour cela.
    Bon courage à toutes.

  4. Salut à toutes,
    Wao, le témoignage d’Annie est très poignant. Je comprends tout à fait ce point de vue. J’ai beaucoup de haine moi aussi. Je suis à un stade où je ne sait pas si l’amour suffira. Mon histoire : cela fait 4 ans que je suis avec Benjamin, on a acheté une maison il y a un an. Tout le monde était content. Il a 3 garçons âgés maintenant de 16, 14 et 12 ans. Leur mère ne fait rien de sa vie, les culpabilise au maximum. C’est pour s’occuper d’eux qu’elle ne travaille pas (si c’était des enfants en bas âge, je comprendrais mais là, c’est un gros poil qu’elle a dans la main… bref). Elle vit en HLM dans une cité pas très bien famée et ne vit que des aides. Bravo l’exemple… Il y a 6 mois, le grand de 16 ans, m’a insulté copieusement… je vous passe les détails. Le week-end dernier, vendredi soir, il est revenu après 6 mois d’absence, de non réponse à son père. Benjamin n’a pas su dire non, mis devant le fait accompli. Il ne s’est pas excusé tout de suite. J’ai supporté cette interminable soirée en solitaire. Tout le monde était content de parler de ses petites histoires mais, moi, je n’avais pas eu mes excuses… le samedi matin, je dis à Benjamin, bon week-end et je pars de la maison. Il n’a pas compris. Il rejette la faute sur moi tout le temps. Il faut que je sois adulte que ce n’est qu’un enfant… bla bla bla (à 16 ans ?). Pour moi, il est assez grand pour écrire des saloperies, il est assez grand pour assumer. J’ai reçu un texto d’excuse le dimanche après-midi après s’être fait sermonné par sa grand-mère… mais c’est facile par texto, ça l’est moins quand il faut argumenter ou se confronter au regard de l’autre. Bref aujourd’hui je compte les jours jusqu’au week-end prochain. Je n’ai pas envie de le voir et j’ai encore envie de partir, mais ça ne serait pas adulte de ma part. Après tout je suis chez moi ! J’ai une boule au ventre en continu, je n’ai plus le sourire, je n’ai plus envie de rien. Je ne sais pas comment réagir face à lui, est-ce que je serai soutenue ? Ce que je reproche à Benjamin c’est de ne pas intervenir avant moi lorsqu’il y a manque de respect. Il n’assume pas, une loque, pareil. Certainement fatigué de tout ça. Mais c’est a lui de faire la loi, c’est lui le père. C’est lui qui décide chez lui et pas les enfants, peu importe l’âge qu’ils ont… bref, j’en aurais bien d’autres raconter mais ça va vous soûler… belle journée à toutes.

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