Devenir un beau-parent compétent
Beaux-parents

Devenir un beau-parent compétent : les 4 conditions indispensables !

2 mai 2019

Avec le nombre grandissant de familles recomposées, de plus en plus d’adultes endossent le rôle de beau-parent sans vraiment y réfléchir. Or, des conditions de base sont primordiales pour réussir sa carrière de beau-parent.

J’en ai dénombré 4, grâce à mon expérience et au regard que je porte sur ma propre carrière de belle-mère. Mais également grâce à mon expérience de petite fille puis d’adolescente au sein d’une famille recomposée. Ce ne sont pas les seules, mais ces 4 là me paraissent incontournables !

Au départ, je pensais écrire cet article uniquement à destination des belles-mères (par réflexe d’identification). Puis je me suis ravisée : le message que je souhaite passer s’adresse à tous les beaux-parents, hommes et femmes.

1. Se sentir investi.e et motivé.e

être motivé, condition pour réussir en tant que beau-parent

Le beau-père qui rentre chez lui après le boulot et qui embrasse son fils qui lui saute dans les bras, mais ignore superbement sa belle-fille qui elle est restée dans sa chambre pour faire ses devoirs, a peu de chance de conquérir le cœur de cette dernière. En tant qu’adulte, il estime que c’est uniquement aux enfants de faire des efforts. Il se trompe ! 

Les beaux-enfants ont besoin de sentir que leur beau-père ou leur belle-mère s’intéresse à eux et fait tout pour le lui montrer. Toute relation humaine est basée sur un équilibre, du donnant-donnant, du win-win. 

De même, une belle-mère qui passe son temps à scruter les faits et gestes de ses beaux-enfants, en espérant l’erreur qui surviendra fatalement, ne favorise pas une ambiance apaisée pour la famille recomposée. Belles-mères, si vous voulez savoir quels comportements éviter à tout prix, vous pouvez lire l’article suivant : Les 5 comportements de la belle-mère “sorcière”

Alors si vous cherchez, comme certain.e.s, à vous accaparer votre conjoint.e et à la/le séparer de ses enfants, ne vous étonnez pas d’échouer dans votre projet de famille recomposée !

Il vous faudra inclure vos beaux-enfants dans tous vos projets de vie ! Ils sont compris dans le package, ils font partie de votre famille, ils y ont leur place. Ils ont le droit d’être là. 

Tout ça pour dire que le beau-parent doit être motivé dès le départ ! C’est la condition de base ! Il doit avoir envie de développer une relation affective avec ses beaux-enfants. Pas seulement avec le parent. Les liens ne vont pas couler de source. C’est un travail qui parfois est épuisant, un marathon qui peut prendre des allures de parcours du combattant. En effet, cela peut prendre des années avant d’avoir un semblant de lien affectif avec des enfants qui n’ont pas demandé à vous avoir dans leur quotidien.

2. Avoir le soutien infaillible du parent

être un beau-parent compétent à condition que le parent soutienne

Une autre  condition, vitale (et qui d’ailleurs fait défaut à beaucoup de femmes qui ont la gentillesse de me raconter leurs difficultés de belles-mères) : le soutien actif et quotidien du parent des enfants.

 Ce soutien passe par plusieurs aspects. Le parent doit :

  • Informer ses enfants dès le début de la cohabitation qu’ils doivent respecter le beau-parent, qui est la personne aimée. Selon l’âge des enfants, il doit bien entendu adapter son discours. Mais le message doit passer, pour clarifier la situation auprès des enfants qui bien souvent rêvent que leurs parents se réunissent à nouveau.
  • Faire respecter les règles de la maison établies en amont, en couple et en collaboration avec les enfants. Pour plus de détails à ce sujet, vous pouvez lire les deux articles suivants :  Education des enfants : danger pour le couple ! puis Beaux-parents : aborder les sujets qui fâchent.
  • Ne jamais contredire le beau-parent devant les enfants.
  • Soutenir le beau-parent dans les tâches du quotidien.  Et ce afin d’éviter qu’un seul des 2 adultes ne s’occupe des contraintes et de la discipline et n’endosse le mauvais rôle, pendant que l’autre devient le parent génial !
  • Tout faire pour que son ex reste en dehors des affaires de la famille recomposée. L’ombre et l’influence de l’ex ne doit pas peser sur le nouveau couple.
  • Eviter à tout prix le favoritisme envers ses enfants par rapport à ceux du beau-parent. Sinon, c’est la mauvaise ambiance assurée de toutes parts. Vous pourrez lire quelques conseils à ce sujet dans cet article : Familles recomposées : comment éviter les disputes entre enfants.

Sans le soutien inconditionnel du parent, le beau-parent va rencontrer de grandes difficultés qui vont peut-être finir par le lasser, voire l’épuiser. Pour réussir ce projet de famille recomposée, les 2 adultes doivent se faire confiance et rester unis. Comme je le clame haut et fort dans cet article : le couple est la priorité numéro 1 ! Pourquoi le couple doit être la priorité absolue dans les familles recomposées (et pas les enfants) ?

3. Ne pas viser la perfection

réussir en tant que beau-parent à condition de ne pas vouloir être parfait

Tous les jours, vous vous décarcassez pour que tout le monde soit content. Et plus particulièrement pour que vos beaux-enfants soient satisfaits et heureux. Vous voulez bien faire, être un beau-parent aimant et aimé. C’est compréhensible ! Sauf que ce n’est pas si simple ! Au final, vous ne recevez pas de reconnaissance à la hauteur de vos efforts.

Alors vous redoublez d’efforts pour atteindre la perfection ! De plus, comme vous êtes exigeant.e avec vous-même, vous l’êtes aussi avec les autres… Mauvaise ambiance garantie ! Et ainsi de suite, jusqu’à l’épuisement et la déprime  !

Ce n’est pas un scoop, la perfection n’existe pas 🙂

Troisième condition pour réussir : n’essayez pas d’être le beau-parent parfait ! C’est illusoire, éreintant et inutile. Soyez simplement vous-même ! Restez naturel.le. Quand vous avez un coup de mou, faites-vous relayer par votre conjoint.e, vos parents, des amis. Vous avez le droit de vous reposer et de prendre soin de vous.

Pour plus de conseils, vous pouvez lire ces deux articles : Belles-mères : ne tombez pas dans ce piège ! puis Belles-mères : et l’auto-bienveillance, bordel !!!

4. Ne pas forcer les sentiments

réussir en tant que beau-parent à condition de ne pas forcer les sentiments

Quatrième condition pour réussir sa carrière de beau-parent, et peut-être la plus délicate, la plus taboue. Pourtant, j’insiste bien : aucun beau-parent n’est obligé d’aimer ses beaux-enfants (et vice-versa d’ailleurs, mais ce n’est pas le sujet). 

Le respect de l’enfant, de sa sécurité, de ses libertés et de ses besoins est un obligation ! Mais pas l’amour. De toute façon, l’amour ne se force pas, et on ne peut pas s’entendre avec tout le monde !

Ne pas aimer ne veut pas dire détester ! Mais si vous vous mettez cette pression de devoir absolument les aimer, et que ça ne marche pas, vous allez culpabiliser pour rien ! Donc, ôtez cette idée de votre tête, laissez faire le temps, et l’amour viendra de lui-même, avec la confiance et le partage.

Pour plus de détails sur ma vision des choses, vous pouvez lire cet article : Au secours, je n’aime pas mes beaux-enfants !

Devenir beau-parent n’est pas forcément une vocation, mais cela ne s’improvise pas non plus. Le chemin est semé d’embûches. Mais qui a dit que la vie familiale était un long fleuve tranquille ?

Remplissez-vous ces 4 conditions de base pour devenir un beau-parent compétent ? 🙂

Pour connaitre les 7 étapes nécessaires pour recomposer une famille, lisez cet article : Les 7 étapes pour recomposer une famille.

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